
Le vendredi 12 décembre, PikPik Environnement s’est mobilisé aux côtés de Greenpeace France, Action Justice Climat, ANV-COP21, MIRAMAP, l’Union Syndicale Solidaires, CLSE Sommet LAKOU, Les Impactrices et Alternatibat Haïti pour une action coup de poing au cœur de Paris.
Ensemble, les organisations ont recouvert de peinture orange la chaussée du rond-point de l’Étoile — un lieu symbolique, 10 ans jour pour jour après la signature de l’Accord de Paris — pour rappeler l’urgence climatique et mettre en lumière les populations en première ligne du dérèglement climatique, encore trop souvent invisibilisées dans les décisions politiques.
10 ans après l’Accord de Paris : un bilan alarmant
Adopté en 2015 à l’issue de la COP21, l’Accord de Paris engageait les États à maintenir le réchauffement climatique sous la barre des +1,5°C. Il s’agissait d’un engagement historique : réduire drastiquement les émissions, renforcer l’adaptation et soutenir les populations les plus vulnérables.
Mais une décennie plus tard, le constat est sans appel :
- les émissions mondiales continuent d’augmenter,
- les politiques climatiques ne sont pas à la hauteur,
- et les populations les plus exposées restent les moins écoutées.
En France, les mesures adoptées profitent encore majoritairement aux ménages les plus favorisés, laissant de côté celles et ceux qui vivent le dérèglement climatique de plein fouet : habitants des Outre-mer, quartiers populaires, pays du Sud, travailleurs, paysan·nes, peuples autochtones et populations migrantes.
Une action pour rendre visibles les premiers concernés
En recouvrant la place de l’Étoile d’une large teinte orange, les collectifs ont voulu porter un message clair : les voix des communautés en première ligne doivent être entendues et reconnues comme actrices de la transition écologique.
Cette action visait à :
Exiger des responsables politiques qu’ils servent enfin l’intérêt général, en prenant en compte les besoins et expertises des primo-concernés plutôt que les intérêts privés.
Visibiliser les personnes et groupes en première ligne du dérèglement climatique, trop souvent relégués au silence.
Montrer que ces populations sont aussi porteuses de solutions, engagées et déterminées à faire advenir une transition écologique, sociale et démocratique.
Des voix qui doivent compter
Pour PikPik, engagée pour une écologie populaire et inclusive, cette mobilisation s’inscrit pleinement dans ses valeurs et son action au quotidien : défendre une transition écologique qui ne laisse personne de côté.
« Depuis la signature de l’Accord de Paris il y a 10 ans, la France n’a pas assez fait et a fait de mauvais choix. Les politiques mises en place répondent surtout à des préoccupations de CSP+. »
— Kaméra Vesic, fondatrice de PikPik
Une autre voix forte s’est exprimée lors de cette action :
« C’est insultant que la France se réjouisse d’avoir réduit notre trajectoire à +2°C. 3 millions de personnes vivent dans les territoires ultra-marins : +2°C, c’est déjà de nombreux morts ! »
— Jason Temaui Man, activiste polynésien, porte-parole du CLSE Sommet Lakou
Ces prises de parole rappellent que le dérèglement climatique n’est pas un phénomène abstrait, mais une réalité tangible et souvent mortelle pour celles et ceux qui y sont exposés en premier.
Justice climatique : changer de voie, maintenant
Le dérèglement climatique que nous vivons aujourd’hui est le résultat d’un sabotage climatique orchestré par des intérêts privés, des industries polluantes et des choix politiques irresponsables. Ses conséquences sont multiples et touchent de manière disproportionnée les populations les moins responsables du réchauffement.
Mettre les premiers concernés au cœur des décisions est indispensable :
pas d’écologie sans justice climatique.
PikPik se joint donc à l’appel collectif : changer de cap, écouter les voix des premiers impactés, et construire une transition écologique réellement juste, ambitieuse et démocratique.







